Tournicoti ! Tournicotons ! … de Rameau

[Ou comment l’idée de l’“eschatologie littéraire” vint à l’auteur de ce blog.]

C’est moi Pollux,

Qui reviens vous faire tournicoter, oh ! oh ! oh ! oh !

C’est parti pour un tour, sur mon manège enchanté, oh ! oh ! oh ! oh !

C’est moi Pollux, Luc Aulivier / Carlos Leresche

Chercher à la librairie Dialogues le livret de Castor et Pollux, “tragédie en cinq actes et en vers”, musique de Rameau.

S’entendre aiguiller par une libraire (je répète : “par une libraire”) vers le rayon bande dessinée…

Sourire.

Si, si, je vous assure, Castor et Pollux, c’est à la BD…

En parler plus tard, dans cette même librairie, à un homme de lettres.

Cette fois, la chaîne des connaissances a vraiment cédé…” dit-il.

C’est exactement ça.

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“Choisir un livre” … disent-ils !

Et puis il y a la critique…

Longtemps, en France, elle fut affaire, si ce n’est de bons bourgeois, en tout cas de bien nourris, par ailleurs écrivains, extravaguant sur leurs collègues au gré de leurs intérêts du moment. De leurs intérêts… ou de leurs agios. Car on ne le rappelle pas assez, le critique authentique est payé pour sa besogne – laquelle constitue, souvent, une part non négligeable de ses activités rémunérées.

Mais en ces temps d’eschatologie littéraire, la critique n’est plus l’apanage d’émargeants attitrés. Pinpins et pingouins en goûtent plus qu’à leur tour les délices…

J’avais découvert l’étrange association “Choisir un livre” alors que, sur son site, on se refusait à reproduire les couvertures des ouvrages jeunesse jugées trop violentes. (Je répète : “les couvertures des ouvrages jeunesse jugées trop violentes”…)

Je devais recroiser ladite étrange association à l’occasion de la première édition de l’un de mes romans. Mais en l’absence de déni de paternité, ne pas reconnaître son enfant est à tout le moins… gênant. Que l’on comprenne alors mon embarras devant l’incipit de la critique de Terminus Brocéliande par “Choisir un livre” :

Le corps de Christophe est retrouvé inanimé en forêt de Brocéliande, ses vêtements sont lacérés et couverts de sang.

Las ! Qui a lu le roman le sait : Christophe R., le disparu, ne sera  jamais retrouvé… Foin de “corps inanimé”, donc. Et trêve de “sang” ! (Le terme – pour une farce – n’apparaissant nulle part dans le récit.) L’intrigue tout entière basée sur l’hypothèse d’une disparition volontaire du personnage, on peine à conceptualiser la confusion ici opérée. Sauf à vouloir “servir” – à toute force – la conclusion :

Un roman bien noir et lugubre.”

Un peu comme on se désolerait de cette histoire malsaine où une dénommée Bovary finit alcoolique et malade d’une cirrhose…

Bien sûr, ce qui précède ne serait qu’enfantillages si l’eschatologie littéraire ne permettait désormais au premier pinpin-critique – à moins qu’il ne s’agisse de critique-le-pingouin – de connaître une audience sans commune mesure avec ses petits écrits… Ainsi, par la grâce du copier-coller, voilà la triste tambouille de “Choisir un livre” chargée de “Description du produit” Terminus Brocéliande sur Amazon.com… Le mauvais brouet s’infiltrant même – un temps – sur la base de données Electre ! Grand public et professionnels pareillement induits en erreur. Tout est dit.

L’étrange association, trois ans après avoir été alertée, n’ayant daigné répondre ou rectifier, ce blog est fier de lui décerner, pour son déficit notoire d’“esprit critique”, 3 Gros Culs d’Or !

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Marie-Antoinette Éditions

“Éditeur : personne (homme de lettres, érudit) qui travaille à la parution d’un texte.”

Le Petit Robert

Que l’on voit un jour les bouchers devenir végétariens, on se dira sans doute que l’alimentation carnée a vécu. De même, les chirurgiens aux mains sales sonneraient à coup sûr le glas de la médecine opératoire.

Au monde de l’édition, qui se soucie du mal ?

Certes, ils ont toujours existé, les marchands de papier salopant le beau nom d’“éditeur”. Ceux-là aussi, sans doute, n’avaient que faire de la chose littéraire. Que tinte le tiroir-caisse ! E la nave va

Mais l’“édition Marie-Antoinette” est affaire d’autre chose… Comme l’Autrichienne jouait à la bergère, il est quelques faiseurs qui, désormais, jouent à l’éditeur.

Magie du numérique ! Joies du prêt-à-imprimer ! En ces temps d’eschatologie littéraire, ceux-là n’ont pas eu de mal à se bricoler une reconnaissance sociale à pas cher. Qui est un jour entré chez eux, pourtant, le sait : pas plus qu’on ne croisait de moutons dans les appartements de Versailles, il n’y a chez l’“éditeur Marie-Antoinette” de livres…

Dites-leur “romain”, ils pensent à Astérix

Évoquez une “casse”, une “graisse”, les voilà qui vous parlent carburation et soupapes, régime Dukan et oligo-éléments…

Malheur ! alors, à l’auteur qui s’égare en leur triste boutique égotiste.

Le roi est nu, oui…

À l’“édition Marie-Antoinette”, ce blog se devait de décerner son premier “Gros Cul d’Or” !

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Eschatologie littéraire

Enfants, nous inventions des monstres. Abreuvés de comic strips, nous aimions à les barder d’écailles, de cornes, et de fumerolles. Tout à nos manipulations démiurgiques, nous n’avons pas vu venir des mutants d’une autre trempe…

Alors ils sont arrivés : les ARTISTES SANS ART, zélateurs terribles de la LITTÉRATURE SANS ESTOMAC…

Puisque voici venus les temps de SODOME ET GRAMMAIRE, n’ayons plus peur de nommer ce qui doit l’être. Osons. Oui, osons l’ESCATHOLOGIE LITTÉRAIRE…

 

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Minus Exodus [mes Lutins, le retour]

Le 21 juillet dernier (avec l’aide du Monstre du Lac Champlain et d’un bon petit diable, mais c’est une autre histoire…) mes Lutins ont recouvré la liberté. L’opération “Minus exodus” s’est parfaitement déroulée.

L’éditeur mauvais payeur (cf. 27 AOÛT 2008) dans l’incapacité d’acquitter ses créances, les livres de son ex-catalogue sont devenus propriétés de leurs auteurs.

Ainsi me reviennent mes Lutins en milieu urbain, mes Lutins à la mode de Bretagne, et mon Petit Bêtisier Féerique.

Pour qui ne l’aurait pas compris, ils rigolent, mes Lutins, oui, ils rigolent bien…

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Manifester (2)

Manifester – seul – parmi 350 000.

Chercher en vain l’autocollant qui dit tout.

(Se le voir offrir, plus tard, au Salon du Livre du Mans.)

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Manifester

Manifester – seul – parmi 15 000.

Avoir froid – marcher vite pour se réchauffer.

Se retrouver en tête de cortège, sous les banderoles CFDT.

Voir jaune au milieu de l’orange.

S’éclipser.

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Écrivain du charbon (2)

Lourdes, manifestation littéraire… je repère l’un de mes éditeurs au bar d’un grand hôtel… à son invite, je vais pour m’asseoir ; les doctes écrivains qui lui faisaient tablée s’envolent alors comme moineaux… cinq jours plus tard, le temps enfin venu de prendre la parole, sonne un téléphone : “Ici la bagagerie, les chambres doivent être libérées avant midi…” la moitié de mon maigre auditoire s’envole comme moineaux… (Épouvantable épouvantail !… ne comprends-tu donc pas ?)

À Bordeaux, l’hôtel est un claque… je menace de remonter dans le train ; on me reloge… le soir, au premier rang de plus maigre auditoire encore, l’un des organisateurs jacasse avec son voisin ; je ne parle pas depuis trente minutes qu’il ronfle la tête dans les mains… il se réveille au débat pour souligner la vacuité de ce qu’il n’a daigné écouter… à la sortie, il entreprend – même refrain ! – celui qui m’édita sur ce coup-là… dans le taxi conduisant au Kyriade, il me fait part – “on a dû vous le dire souvent…” – de la nullité crasse que lui inspire le titre de l’ouvrage que je viens de présenter… au premier arrêt, il descend sans saluer… (L’épouvantail se marre : gras bourgeois bordelais confit de suffisance… tout en toi ne bat que breloque !)

Au p’tit salon perdu (non je ne me souviens plus…), accoudé au zinc de la salle polyvalente, un écrivain des Amériques m’aborde avec la simplicité coutumière “de l’autre côté de la flaque d’eau”… il m’offre le café que je viens de commander, indûment servi, à lui, l’invité VIP… dans la minute qui suit, avec le cynisme coutumier à ce pays qui, “des États-Unis à tous les défauts mais pas le courage d’en prendre le drapeau” [Jean Dead Wolf Leclerc], il place les expressions “adaptation cinématographique”, “Paris-New-York” et “millions de dollars”… (Je m’envole comme moineau…)

Au Marché de Noël, les enfants qui passent veulent savoir comment il se peut que la “Dame Blanche” fût en noir… on tache les livres avec du café, du vin chaud… à l’évocation de la maison d’édition, de la collection, certains s’éloignent en ricanant, persuadés d’avoir affaire à quelque camelot “faisant” un lot… Terminus Brocéliande est “nul” ou “excellent”, c’est selon… on vend des livres à qui jamais n’en lit… on veut encore y croire…

Ma vie d’“écrivain du charbon” (cf. 20 JANVIER 2008)…

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Polars&Grimoires

L’éditeur mauvais payeur (cf. 27 AOÛT 2008) liquidé comme il se doit, “Polar Grimoire” (cf. 17 AVRIL 2007) devient Polars&Grimoires, “une marque déposée de Renaud Marhic”.

Des enquêtes, des intrigues, prenant pour base le LÉGENDAIRE BRETON et, à sa suite, le LÉGENDAIRE DU MONDE… La collection POLARS&GRIMOIRES a vocation à publier des textes contemporains mettant en scène l’humanité confrontée aux LOCATAIRES DE SON IMAGINAIRE : des Korrigans àla Bêtedu Gévaudan… de Merlin à l’Ankou… de la Fée Morgane au Meneur de loups… POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE 

Dans l’immédiat… Réédition des deux premiers titres de la collection : Terminus Brocéliande (Renaud Marhic) et Ankou, lève-toi (Frédérick Houdaer), “nouvelles éditions 2008”. Parution, surtout, de La Dame Blanche était en noir (Michel Brosseau), inédit, et troisième opus Polars&Grimoires.

L’aventure, donc, continue…

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Devant Saint-Exupery et “Les Bidochons” réunis

Les succès que l’on peut…

Celui-là me va bien.

(Toucy, 3000 habitants, capitale de La Puisaye, patrie de Pierre Larousse, une librairie.)

 Être – une fois dans sa vie – devant Saint-Exupery et Les Bidochons réunis. 

“Yonnemag”, octobre 2008

 

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